Il s’est pendu hier dans son salon, il avait deux enfants », confie-t-il, assis derrière sa caisse enregistreuse devant une tasse de café fumant. « Je crois qu’il n’en pouvait plus, ça faisait des mois qu’il était sans travail », commente l’homme de 50 ans. « Électricité du Liban (l’entreprise publique qui contrôle 90 % de la production, du transport et de la distribution d’électricité dans le pays NDLR), c’est la plus grande mafia au Liban. Comme le reste du pays, le quartier arménien de Bourj Hammoud s’est retrouvé dans le noir, les deux centrales qui alimentent le Liban en électricité étant confrontées à une pénurie de carburant. Inquiet, Sleiman Haroun présage de « nombreuses fermetures d’hôpitaux » à venir, l’État étant « incapable de faire plus sans aide extérieure ».
Source: La Croix August 04, 2020 04:30 UTC