Il y a quatre semaines, aux alentours du 14 juillet, un message laconique déposé par Régis sur ma boîte m’avertissait : « Tu sais sans doute déjà pour Louise… ». Louise avait toujours eu une santé chancelante, qui paradoxalement faisait la force de sa frêle personne, toujours sur la brèche, passionnément occupée, pressée, rieuse…Je ne rencontrerai plus Louise, emportée par une pancréatite à un âge beaucoup trop jeune pour mourir. Ta pensée fonctionnait « en images », de sorte que tu innovais autant sur le plan théorique – comment sortons-nous de l’ancienne graphosphère – que pédagogique ; tes étudiants t’adoraient. Toi et moi partagions les mêmes curiosités pour l’indice, la présence réelle, les constructions médiatiques de réalité, quel scandale désormais de te savoir absente, à tout jamais… Irremplaçable Louise ! Au milieu de juillet, dans la chaleur de l’été, le téléphone d’un coup me glace, les jours ne sont plus à leur place, Louise nous a quittés.
Source: La Croix August 12, 2017 13:52 UTC