Jésus a été accusé de blasphème lorsqu’il a guéri l’homme paralysé, il a provoqué l’étonnement des scribes en accueillant les pécheurs. Ici, les pharisiens légalistes prennent appui sur les disciples de Jean Baptiste pour tenter de le confondre à propos du jeûne. Pour leur répondre Jésus prend d’abord l’argument biblique du « temps » tel que le chante l’Ecclésiaste, il y a un temps pour l’ascèse mais aussi un temps pour la joie (cf. Si 3, 1-8) ; puis il recourt à l’image qualitative du tissu à rapiécer ou celle des outres neuves indispensables au vin nouveau. Ces arguments, temporalité et nouveauté, n’en font qu’un : Jésus révèle que son enseignement est « nouveau » par rapport à la Loi à laquelle s’attachent ses interlocuteurs.
Source: La Croix January 19, 2026 05:12 UTC