« Je tiens à vous informer, par la présente, de mon décès dans la dignité, dans le cadre d’une procédure de suicide assisté en Suisse » : les mots, extraits d’une lettre, sont d’Alain Cocq, 57 ans, mort, mardi 15 juin, en Suisse, par le biais d’un suicide assisté, a annoncé son entourage. À la suite du refus de l’Élysée, Alain Cocq avait choisi de stopper tout traitement et toute alimentation, et annoncé vouloir mourir en direct, sur Facebook, avant d’être bloqué par le réseau social. Un suicide comme acte politiquePas question donc, de mourir sans faire de son suicide assisté un dernier geste politique. Interpellation pour une nouvelle loiAvec son langage brut et direct, Alain Cocq poursuit sa lettre par une interpellation, à destination des futurs candidats à la présidentielle et aux législatives. Fin de vie : Alain Cocq renonce à mourirDans un communiqué, l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) dont le président, Jean-Luc Romero, qui a accompagné Alain Cocq en Suisse, a appelé l’Élysée à «réagir », faisant d’Alain Cocq le porte-drapeau posthume et volontaire de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.
Source: La Croix June 15, 2021 14:04 UTC