L’ampleur exacte du phénomène ne se dessinera qu’a posteriori. Mais une chose est sûre : dans l’histoire politique récente de la France, les ingérences financières n’ont jamais joué un rôle aussi déterminant que dans ces municipales des 15 et 22 mars. Et elles consistent à aider directement à la victoire de l’extrême droite ou des droites extrêmes… Comme une forme de galop d’essai, décentralisé et sous les radars, des échéances déterminantes de 2027, présidentielle et législatives confondues. « Préférence nationale », opposition au « wokisme »…En parallèle de la machine de guerre médiatique que constitue l’empire de Vincent Bolloré, l’offensive doit beaucoup à Pierre-Édouard Stérin, propriétaire de Smartbox et milliardaire exilé fiscal en Belgique. À travers sa philanthropie mais aussi son officine politique, Périclès, dont l’Humanité avait dévoilé le projet visant, avec 150 millions d’euros sur dix ans, à faire gagner les droites extrêmes dans les têtes et dans les urnes.
Source: L'Humanite March 10, 2026 20:28 UTC