Si « l’empathie est ce qui nous fait défaut aujourd’hui » – a insisté Nan Goldin le jour de l’ouverture de l’exposition dans un message audio –, peut-être faut-il voir son œuvre comme un antidote. Un bouleversant carambolage de visages et de choses, de jouissances et de peines, sur lesquels la photographe américaine pose un regard égalitaire, et donc subversif, puisqu’il va à l’encontre du mépris et des hiérarchies bourgeois. À l’affiche jusqu’au 21 juin, l’exposition du Grand Palais, première rétrospective de ses diaporamas et vidéos, devrait même appeler une bonne fois pour toutes à placer la photographe américaine au rang des grands portraitistes de l’histoire de l’art, quelque part aux côtés de Rembrandt et Vélasquez, en reconnaissant dans ses images une adresse extrêmement précieuse à une humanité irréductible....
Source: L'Humanite March 22, 2026 16:57 UTC