Mais au-delà de ce programme festif, le Premier ministre israélien arrive en France dans le cadre d'une offensive diplomatique européenne, visant à délivrer un message bien rodé d'intransigeance face à l'Iran. « A moins de 180 jours de l'entrée en vigueur des sanctions américaines, Netanyahu veut d'une part, pousser ses interlocuteurs à exercer une pression maximale sur Téhéran, seule façon selon lui de ramener les Iraniens à la table des négociations et d'amender de manière radicale l'accord nucléaire. Tensions régionales avivéesAutre élément qui ne plaide pas en faveur de « Bibi » : le fait que cette visite s'inscrive dans un contexte de tensions régionales avivées. « Les Européens ne laisseront pas passer l'occasion d'interpeller le Premier ministre israélien sur le dossier palestinien », relève encore Shimon Stein. Certes, en l'absence de toute initiative de paix sur la table, cette question figure moins que jamais au centre de l'agenda.
Source: Les Echos June 04, 2018 16:17 UTC