Depuis presque un an, les étudiants de l’Université et des hautes écoles ont quitté les amphithéâtres pour leur chambre et l’enseignement à distance. Les menus plaisirs des débuts – se lever à la dernière minute, suivre le cours en pyjama – sont vite oubliés. Les interactions sociales se raréfient, l’isolement pèse, les problèmes techniques compliquent le suivi des cours et les examens, le stress ronge. Comme si le passage à l’enseignement à distance en mars avait suffi à régler la question des études supérieures. N’aurait-on pas surestimé la résilience de ces jeunes, parfois considérés comme des privilégiés?
Source: Tribune de Genève March 04, 2021 05:41 UTC