Divisé en quatre segments d’égale longueur, «Sheytan...» aborde le thème de la peine de mort en alternant les points de vue, victimes ou bourreaux selon le récit. C’est très bien fait, ces quatre histoires forment autant voire davantage de variations sur la morale ou la liberté, et une force sourde parcourt ces récits. Tous les autres lauréats reçoivent comme il se doit des Ours d’argent, et ce palmarès, même s’il est fortement politisé, n’a rien en soi de scandaleux. La reprise de la Berlinale par un Carlo Chatrian qui s’était fait la main en dirigeant Locarno s’est avérée fructueuse. Les critiques lues dans la presse allemande, qui lui reprochent son manque de glamour et de stars (qu’ils aillent aux Oscars!
Source: Tribune de Genève March 01, 2020 21:56 UTC