Dès le milieu du XXe siècle, l’Église de France déplorait la désaffection des fidèles à l’égard du « 4e sacrement », obligatoire une fois par an depuis le XIIIe siècle. Preuve que l’exercice est difficile, la pénitence et la réconciliation ont connu depuis les débuts du christianisme une histoire mouvementée. Célébrations collectives abandonnées pour un rituel qui finit par se privatiser totalement ; absolution accordée une seule fois dans la vie, puis réitérable ; pénitences pouvant durer la vie entière, puis allégées, monnayées… Les pratiques n’ont cessé de se chercher. Comment retrouver le sens de ce sacrement, la conversion, qui déborde largement l’aveu et l’absolution des péchés ? Pour les liturgistes d’aujourd’hui, il est urgent de sortir du langage pesant de la faute et de la culpabilité, mais aussi d’une logique marchande et d’efficacité, pour retrouver le goût, les bienfaits, la joie surtout, du sacrement de la réconciliation.
Source: La Croix January 30, 2026 14:05 UTC