Pour Kaboul, le fait que le Pakistan ferme l’œil sur les madrassas est la preuve de son soutien aux talibans. Ses diplômés admettent que le jihad y était discuté ouvertement, notamment lors de «cours spéciaux» menés par des instructeurs afghans. «Tout étudiant voulant aller faire le jihad pouvait le faire pendant ses vacances», explique à l'AFP Sardar Ali Haqqani, un ancien responsable religieux de la madrassa où il a obtenu son diplôme en 2009. Même l'armée pakistanaise, souvent accusée de soutenir les talibans, a reconnu que ces madrassas avaient contribué à déstabiliser la région. D'autres se demandent ce qu'une victoire des talibans en Afghanistan signifierait pour les madrassas radicales, craignant que cela ne débouche sur une nouvelle vague de violence au Pakistan.
Source: La Croix November 16, 2020 11:26 UTC