La tension est encore montée d'un cran vendredi en Bolivie, alors que cinq cultivateurs de coca ont été tués dans la banlieue de Cochabamba (centre), fief politique de l'ancien président Eva Morales. Des affrontements y ont opposé toute la journée les forces de l'ordre à des milliers de partisans de l'ex-président, actuellement en exil au Mexique. « C'est un vrai massacre, c'est un génocide, je déplore toutes ces morts », a réagi ce dernier, interrogé par CNN. Scénario « extrêmement dangereux »La situation de la Bolivie, désormais dirigée par la présidente par intérim Jeanine Áñez, inquiète particulièrement l'ONU. La Haut-Commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet s'est ainsi émue samedi d'un scénario « extrêmement dangereux » qui pourrait conduire à ce que la situation « dégénère».
Source: Les Echos November 16, 2019 19:24 UTC