C'est en France que l'avionneur européen doit s'acquitter du montant le plus lourd: une «amende d'intérêt public» de 2,1 milliards d'euros (environ 2,2 milliards de francs), à verser au Trésor public sous dix jours dans le cadre d'une convention judiciaire d'intérêt public (CJIP). «Faits de corruption»Au cours des investigations auxquelles Airbus a activement collaboré, les autorités judiciaires des trois pays se sont partagées le travail. Pour les décrocher, l'avionneur européen a financé un fonds de coopération à hauteur de 24,2 millions d'euros (environ 25,8 millions de francs) entre 2012 et 2017. Au coeur de ce système figurait une entité d'Airbus nommée Strategy and Marketing Organization (SMO), chargée de gérer les intermédiaires. A l'issue de l'enquête, l'Agence française anticorruption a considéré comme «abouti» le programme de mise en conformité mis en place par Airbus.
Source: Tribune de Genève February 01, 2020 11:15 UTC