Une peine de cinq ans d’inéligibilité, quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et la possibilité d’aménager la partie ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100 000 € d’amende, a été réclamée mardi 3 février contre Marine Le Pen par le parquet général dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national. Le parquet général a demandé à la cour d’appel « de ne pas assortir les peines complémentaires d’inéligibilité » qu’il s’apprête à requérir de l’« exécution provisoire », c’est-à-dire immédiate. « L’objectif d’efficacité peut être atteint sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’exécution provisoire », ont estimé les deux représentants de l’accusation. En première instance, la présidente du RN avait été condamnée à quatre ans de prison dont 2 ans et à 5 ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Si les réquisitions étaient suivies par la cour d’appel, dont la décision est attendue à l’été, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Source: La Croix February 03, 2026 18:14 UTC