La procédure de consultation autour de la future loi sur les médias électroniques (LME) s’achève sur un constat d’insatisfaction générale, ou presque. Les éditeurs nationaux ne veulent pas entendre parler d’aide directe mais sont prompts à soutenir les aides indirectes (poste, TVA). Et, comme pour la presse écrite, elle est confrontée aux acteurs dominants de l’internet, qui n’ont pas les mêmes exigences de service public. Fort heureusement, dans ce climat économiquement morose, ici et là, des manifestations d’apaisement de l’écosystème médiatique suisse témoignent d’un après- «No Billag». L’aide à la presse écrite, imprimée ou en ligne, se justifie dès lors dans la future LME en raison d’un savoir-faire indispensable en démocratie, celui de souder ces espaces publics en un seul et même socle citoyen.
Source: Tribune de Genève October 16, 2018 13:18 UTC