Les entreprises doivent-elles choisir entre être profitables ou protéger la nature? Pas nécessairement, répondent les experts de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dans un nouveau rapport publié lundi 9 février, après approbation en séance plénière à Manchester par les plus de 150 gouvernements membres de ce «GIEC de la biodiversité». Préparé pendant trois ans par 79 spécialistes issus du monde scientifique et du secteur privé, le rapport spécial «entreprises et biodiversité» appelle à réformer le système économique pour préserver le vivant. «L’échec à prendre en considération la nature et à intégrer sa valeur dans les systèmes économique et financier a mené à sa dégradation et à une perte de biodiversité à un niveau jusqu’alors inégalé», peut-on lire dans le rapport. Conséquence: de nombreux services offerts par la nature, comme la pollinisation, la régulation de la qualité de l’eau ou celle de l’air, sont désormais dégradés.
Source: Le Temps February 09, 2026 17:14 UTC