Un rapport d’Amnesty international, publié ce mardi, a mis en lumière les nombreuses pertes civiles victimes de l’intervention internationale armée à Raqqa en 2017, contre les djihadistes de l’« État islamique ». D’après les éléments d’investigation, les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition auraient fait plusieurs centaines de morts. La dichotomie des discoursL’opération sur Raqqa, conduite de juin à octobre 2017 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), en majorité kurde, était appuyée par une coalition internationale composée de forces françaises, britanniques et étasuniennes. Des bombardements très importantsAmnesty international dénonce l’imprécision des bombardements d’artilleries « précis à quelque 100 mètres près en moyenne », sur des quartiers sans vérification en amont de la présence de civils. Des bombardements très importants selon la description d’un sergent de la marine étatsunienne cité dans le rapport: « ils ont tiré plus d’obus en cinq mois à Raqqa en Syrie que ne l’a fait tout autre (…) bataillon de la marine ou de l’armée, depuis la guerre au Viêt-Nam».
Source: L'Humanite June 05, 2018 16:30 UTC