Réservé aux abonnésCHRONIQUE - Pour ce vingtième anniversaire des attentats gigantesques de New York et de Washington, les Américains risquent fort d’avoir, comme bougie, la flamme gigantesque d’un Kaboul tombant à nouveau aux mains des talibans. Naguère, Kunduz était le quartier général des forces allemandes intervenant dans le cadre de l’Otan. Ludendorff avait qualifié le 8 août 1918 de «jour de deuil de l’armée allemande» ; le 8 août 2021 restera certainement aussi un «jour de deuil» pour cette armée afghane que les Américains ont entraînée et équipée depuis vingt ans. La panique nourrissant la panique et la débâcle entraînant la débâcle, on ne voit pas comment l’armée afghane pourrait empêcher une chute prochaine de Kandahar, Mazar, Hérat et Djalalabad, avant d’être définitivement défaite à Kaboul. À l’instigation de Trump, l’Amérique a conclu, en février 2020, à Doha, un accord avec les talibans (contre lesquels elle faisait la guerre depuis octobre 2001), dans une négociation où le gouvernement
Source: Le Figaro August 09, 2021 17:22 UTC