En prenant le contrôle du Sénat, le président philippin met ainsi la main sur la dernière institution qui résistait encore à ses politiques controversées. Le Sénat, qui compte 24 membres et est renouvelé par moitié tous les six ans, est traditionnellement considéré comme plus indépendant face au pouvoir exécutif que la chambre basse du parlement. Il l'a encore prouvé en jouant depuis trois ans un rôle crucial pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées du bouillant président. Elu en 2016, M. Duterte a été la cible de critiques des capitales occidentales en raison de sa politique violente de lutte contre le trafic de drogue et de tirades parfois ordurières. Une partie des Philippins continuent de le voir comme un recours crédible face à l'inefficacité prêtée aux élites politiques traditionnelles.
Source: Tribune de Genève May 22, 2019 06:17 UTC