Publié le 9 août 2021 à 9:30 Mis à jour le 9 août 2021 à 9:33Cela ressemble d'abord à un étroit obus rutilant. Un « lingot » cylindrique argenté de 300 mm de diamètre né dans un four, sous vide, de la fusion, à 1.420 degrés d'une silice exceptionnellement pure, de bore ou encore de phosphore. Dans le monde, cinq entreprises détiennent, à elles seules, 90 % de la production de ces précieux supports dans des usines nécessitant, chacune, 10 milliards de dollars d'investissement. Et le leader incontesté de ce secteur est un discret géant japonais, quasi centenaire, baptisé « Shin-Etsu Chemical ». Aujourd'hui, près d'un « wafer » sur trois gravés dans le monde sort des laboratoires de ce spécialiste de la chimie industrielle.
Source: Les Echos August 09, 2021 07:30 UTC