La Turquie s'est imposée ces dernières années comme une destination de choix pour des valeurs sûres mais déclinantes du football européen qui ont été nombreuses à rejoindre l'un des trois grands clubs d'Istanbul: Galatasaray, Fenerbahçe ou Besiktas. Surendettés, frappés de plein fouet par les difficultés économiques qui secouent la Turquie depuis l'an dernier, les clubs ont vendu ou libéré plusieurs joueurs clés depuis l'été. "La dette totale des clubs de football turcs a atteint 14,5 milliards de livres turques (près de 2,5 milliards d'euros au cours actuel)", indique à l'AFP Tugrul Aksar, un banquier spécialiste de l'économie du football turc. Point positif, selon lui: les difficultés forcent les clubs à s'appuyer sur leurs jeunes qui gagnent ainsi en visibilité. Le plus dur reste donc à faire et en l'absence de mesures fortes pour contraindre les clubs turcs à être plus raisonnables, la crise pourrait s'aggraver.
Source: Les Echos February 07, 2019 12:45 UTC