Trois ans après «#MeToo», la Mostra de Venise s'efforce de se féminiser, signe que le mouvement contre le harcèlement et pour la parité continue de transformer le monde du cinéma. Le réalisateur avait fait le parallèle entre l'histoire de son film et sa propre vie, s'estimant lui aussi «persécuté». Le long-métrage avait finalement reçu le Grand Prix du jury, le deuxième plus prestigieux après le Lion d'Or. Et les choses continuent d'évoluer: la Berlinale a annoncé cette semaine qu'elle ne séparerait plus les prix d'interprétation par sexe afin d'éviter toute hiérarchie entre hommes et femmes. Un passage vers des prix «non-genrés» que la Mostra n'a, a priori, pas prévu de franchir cette année.
Source: La Croix August 30, 2020 08:03 UTC