"Comme cela a été stipulé par de nombreux spécialistes du droit, j'ai le droit absolu de me GRACIER, mais pourquoi le ferais-je alors que je n'ai rien à me reprocher? ", a écrit le président dans un tweet matinal, avec le style volontiers provocateur qu'il affectionne. Selon la Constitution, le président a un pouvoir discrétionnaire pour accorder une grâce, sauf lorsque celle-ci sert à stopper une procédure de destitution en cours au Congrès. Pour Jonathan Turley, professeur de droit constitutionnel à l'université George Washington, le président a effectivement le droit à "l'auto-pardon". "Le président Trump pense qu'il est un roi (...) qu'il est au-dessus des lois", déplorait dans une tribune publié dans le New York Times, Harry Litman, professeur de droit.
Source: La Croix June 04, 2018 15:22 UTC