Incarcérés depuis près de 500 jours, les deux collaborateurs du quotidien d'opposition turc laissent échapper leur joie - et leurs larmes. Leur remise en liberté est néanmoins conditionnelle: ils sont toujours poursuivis pour «soutien à des groupes terroristes» - à l'instar de 15 autres employés de Cumhuriyet, dont 14 ont été précédemment libérés. Au petit matin, une rangée de policiers antiémeutes gardait strictement l'entrée du palais de justice, situé à l'entrée de la prison de Silivri. Des heures durant, et face au regard circonspect des accusés, plusieurs témoins, invités par le tribunal, se sont relayés à la barre. Selon un décompte de l'organisation Reporters Sans Frontières, plus de 150 journalistes sont encore derrière les verrous en Turquie.
Source: Le Figaro March 10, 2018 11:37 UTC