Ni vidéo, ni micro, ni fumigène pour l’estampiller XXIe siècle, ni enjeu environnemental, ni question de genre pour l’ancrer dans les préoccupations sociétales du moment. Seule la coïncidence avec le 75e anniversaire de la fermeture du camp d’Auschwitz donne au «Courage de ma mère» un semblant de résonance actuelle. Écrite en 1979 par le dramaturge, scénariste (pour Hitchcock ou Losey tout de même), romancier, metteur en scène et directeur de théâtre hongro-britannique George Tabori, la pièce est des plus singulières. George se fait metteur en scène de sa propre chronique, dirigeant jusqu’à l’audience dans la salle. Il convient de le reconnaître surtout à Eric Salama et sa troupe, pour nous surprendre à contre-courant.
Source: Tribune de Genève January 30, 2020 18:00 UTC