Une petite musique dissonante et désagréable s’immisce en Suisse, à travers certains articles, des discussions politiques, des échanges dans les milieux économiques: notre pays formerait trop de doctorants, qui ne trouveraient ensuite plus de travail à la hauteur de leur (sur)qualification, et le phénomène serait accentué par l’intelligence artificielle. Sous-entendu: les formations universitaires sont trop élitistes, elles ne forment pas les jeunes cerveaux au monde de demain, elles ne sont pas assez orientées vers les besoins de notre économie. Ce refrain n’est pas totalement nouveau, mais il gagne en intensité ces derniers mois. Le problème, c’est qu’il repose sur… rien, sinon des préjugés. La présidente de Swissuniversities que je suis peut donc immédiatement rassurer les doctorantes et doctorants qui me lisent (tout comme celles et ceux qui détiennent des titres universitaires ou des hautes écoles): vous ne trimez pas sur une voie de garage!
Source: Le Temps March 27, 2026 17:41 UTC