Le collectif Inter-Urgences a annoncé lundi 17 juin soir avoir voté la poursuite du mouvement de grève entamé mi-mars dans les urgences hospitalières, les 70 millions d'euros débloqués par le gouvernement étant jugés "insatisfaisants". Les propositions de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, "sont insatisfaisantes au regard de nos revendications. Le collectif a donc voté la poursuite du mouvement de grève", ont annoncé dans un communiqué les grévistes, qui estiment à près de 120 le nombre de services concernés. Il s'agit là d'un "effort", mais qui "reste bien loin" des 300 euros d'augmentation de salaire réclamés, note le collectif, qui rappelle qu'il réclame en outre 10 000 emplois supplémentaires. Mais ce coup de pouce ne représente qu'"une personne de plus pendant 60 jours" par service d'accueil des urgences - il y en a plus de 500 dans le secteur public -, relèvent les grévistes.
Source: La Croix June 17, 2019 21:40 UTC