« Faust » happe le public dès son entrée dans la salle du Châtelet : à peine les portes ouvertes, les comédiens, mènent déjà la sarabande sur une musique rock d'enfer. En quatre heures, le plasticien-metteur en scène américain, entouré de la troupe virtuose du Berliner Ensemble, métamorphose les deux « Faust » du génie allemand en un insolent chant d'images métaphysique. Il en fait le double indissociable de Faust, « qui veut toujours le mal et accomplit toujours le bien ». Le kaléidoscope des Faust dans le noir, la pantomime impériale, les jeux de lumière sont magnifiques. À lire aussi La condamnation de Faust à l'opéra de Lyon
Source: Les Echos September 27, 2016 03:22 UTC