2021 à 18:00Depuis ses débuts en 1992 avec « Les pierres bleues du désert », Nabil Ayouch témoigne inlassablement des crispations politiques, sociales et religieuses qui affligent son pays : le Maroc. Une audace qui lui a parfois valu de subir les foudres de la censure locale, notamment avec « Much Loved », son film sur la prostitution à Marrakech, présenté en 2015 à Cannes à « La Quinzaine des réalisateurs ». Pour la première fois en compétition, Nabil Ayouch creuse son sillon critique dans « Haut et fort », un film où il met en scène Anas, un ancien rappeur qui, dans un centre culturel de Casablanca, incite ses élèves à s'affranchir des traditions liberticides. Flirtant parfois avec la comédie musicale, « Haut et fort » honore avec une belle inspiration scénaristique et formelle l'énergie vitale d'un groupe de filles et de garçons qui, haut et fort, revendique son aspiration à une vie sans entrave. Cette ferveur ne devrait pas laisser indifférente le jury.
Source: Les Echos July 16, 2021 16:02 UTC