La Russie a-t-elle remporté une « grande victoire » en signant un accord avec Ankara qui gèle l’offensive turque dans le nord de la Syrie ? Pour le moment, l’accord signé dans la station balnéaire russe de Sotchi entre Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, tient toutes ses promesses. Erdogan continue de ne pas reconnaître Bachar el-Assad et les relations entre la Russie et la Turquie demeurent compliquées. En sauvant le régime syrien, Moscou a donc assuré le maintien d’un allié dans la région, mais aussi conforté sa base navale de Tartous et par ricochet son influence régionale. « En dehors des anciens pays de l’Union soviétique, le Moyen-Orient est l’unique endroit sur la planète où la Russie peut jouer un rôle déterminant et donc justifier son statut de puissance mondiale, observe Alexeï Malashenko.
Source: La Croix October 25, 2019 04:30 UTC