Les violences à Charlottesville, vendredi 11 et samedi 12 août, ont mis en lumière la vitalité de l’extrême droite américaine. La « droite alternative », Alt Right en anglais (l’équivalent de l’extrême droite française), s’était rassemblée à Charlottesville pour protester contre le déboulonnage d’une statue du général sudiste Robert Lee. Endormis pendant des décennies, ces groupes se sont réveillés pendant la présidence de Barack Obama, premier président noir des États-Unis. C’est aussi une période durant laquelle le pays a connu un accroissement de la population américaine née à l’étranger et le déclin démographique des Blancs. « À la différence des mouvements nationalistes blancs du passé, l’“Alt Right” s’est créé une contre-culture propre, avec ses propres symboles et médias, explique George Michael, spécialiste du sujet à l’université Westfield State.
Source: La Croix August 13, 2017 17:03 UTC