Sous le coup d'un mandat d'arrêt pour rébellion et sédition en Espagne, M. Puigdemont s'est installé à Bruxelles. Prévue pour le 30 janvier, la séance d'investiture du président par le Parlement catalan a été reportée sine die. Ces divergences opposent le groupe parlementaire de M. Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne, et le petit parti CUP (Candidature d'unité populaire, extrême gauche indépendantiste) à la Gauche républicaine de Catalogne (ERC). Les premiers (38 élus) souhaitent rendre le pouvoir à M. Puigdemont tandis qu'ERC (32) privilégie la mise en place d'un gouvernement qui puisse véritablement diriger la Catalogne et la débarrasser de la mise sous tutelle de l'Etat. Dimanche, une délégation d'ERC a quitté la Catalogne pour Bruxelles afin d'étudier avec M. Puigdemont le moyen de rendre son investiture "effective", a déclaré à l'AFP une source de cette formation.
Source: La Croix February 04, 2018 14:48 UTC