La Croix : Des postiers, ainsi que des salariés des entrepôts d’Amazon, ont exercé leur droit de retrait, exigeant de disposer du matériel nécessaire pour se protéger, comme des gants et des masques. Thomas Montpellier : Il faut rappeler que le droit d’alerte et le droit de retrait vont de pair : ils ont été introduits par les lois Auroux en 1982, puis consacrés par la directive européenne de 1989 sur l’hygiène et la sécurité. Ensuite, il peut utiliser son droit de retrait, c’est-à-dire se retirer de la situation dangereuse sans encourir de sanctions ou de retenues sur salaire. S’il juge que le droit de retrait n’est pas justifié, il peut théoriquement saisir le conseil des prud’hommes pour venir faire constater l’abus. Il faut du dialogue et de la pédagogie, plus que des solutions imposées qui génèrent des tensions.
Source: La Croix March 20, 2020 11:49 UTC