Telle est la situation de scientifiques surdiplômés, travaillant à l’autre bout du monde avec, pour seul statut, un service civique. Le site étant le plus éloigné des continents habités, c’est là qu’on mesure la pollution de l’atmosphère et les taux de CO 2 . Comme si ça ne suffisait pas, on lui a confié deux programmes scientifiques, en géomagnétisme et en sismologie. De la même manière, jamais les précédents volontaires ne considéraient les tâches collectives et de survie comme du temps de travail. « On nous dit : “Dans la vie, il faut payer des charges, vous verrez quand vous aurez un vrai travail plus tard.” Mais, justement, on a déjà eu des employeurs.
Source: L'Humanite September 20, 2023 17:19 UTC