Cent cinquante emplois préservés, soit 642 postes supprimés au lieu des 792 annoncés par General Electric le 28 mai pour la division turbines gaz de Belfort. Un projet d'entreprise qui repositionnait Belfort comme centre mondial des turbines gaz 50 hertz, « conformément à l'accord du 4 novembre 2014 signé entre GE et l'Etat français », indiquaient les syndicalistes. Dans ces conditions, l'intersyndicale se disait prête à discuter d'un plan seniors et d'un plan de départs volontaires. « Dans les ateliers, nous avons déjà plusieurs centaines de jours de retard », ajoute Philippe Petitcolin, qui s'inscrit en faux contre le « net repli » du marché des turbines gaz qu'évoque régulièrement General Electric pour justifier son plan. Dans ce bras de fer entre les salariés et le conglomérat américain - qui emploie 4.300 personnes à Belfort, dont 1.900 pour la division turbines gaz -, l'intersyndicale avait impliqué l'Etat, en tant que signataire d'un accord qu'il n'aura pas fait respecter.
Source: Les Echos October 03, 2019 17:05 UTC