Après « la Conjuration », une plongée dans le monde des sectes et des sociétés secrètes, le nouveau de roman de Philippe Vasset aurait pu s’intituler « la Congrégation ». Une « usine à auréoles » créée en 1588 par le pape Sixte Quint qui décréta que « les faits seuls, et non les fables, devraient désormais inspirer les fidèles. Pensionnaire pendant un an de la Villa Médicis, à Rome, écrivain des friches (« Un livre blanc ») et des pans secrets de l’économie mondialisée (« Journal intime d’un marchand de canons », « Journal intime d’une prédatrice »), Philippe Vasset ne pouvait qu’être aimanté par le Vatican, objet de fantasmes, vivier inépuisable d’intrigues et de scandales. Azyle, « glorieux » tagueur du métro parisien, au corps « meurtri par la chimie ». Il finira par être arrêté, absous par la justice des hommes mais puni par l’Eglise, qui le cloître, puis le chasse.
Source: L'Humanite August 31, 2016 14:37 UTC