Le « Commandeur » qui dirige le pays d’une main de fer veut du cinéma d’action avec explosions, suspense et tutti quanti. La Corée du Nord n’est jamais nommée, mais aucun doute n’est possible au regard des méthodes et de l’aspect de ce « Kim », et de son pays. Kim Kong, réalisé par Stephen Cafiero d’après le scénario de Simon Jablonka et Alexis Le Sec, propose une évocation audacieuse du cinéma sous un régime dictatorial. Libéré par Donald Trump, il se retrouve à la tête de l’armée américaine avec la charge de détruire le pays du Commandeur, mais il est converti à l’idéologie de la démocratie populaire par une paysanne. Sa limite reste celle de la confrontation avec le réel, sans cesse plus glaçant depuis quelques mois, au point que rire de la menace nord-coréenne devient difficile.
Source: La Croix September 13, 2017 17:44 UTC