Les écoliers et étudiants ont rejoint lundi la contestation déclenchée sur les réseaux sociaux il y a un mois en réaction à la corruption, au chômage et à des services publics très dysfonctionnels. Cinq manifestants ont été tués lundi et vingt-six depuis jeudi, ce qui porte le bilan depuis le 1er octobre à près de deux cents cinquante morts, presque tous victimes de snipers. La province multiethnique de Diyala, frontalière de l'Iran, jusqu'ici restée à l'écart, a rejoint le mouvement lundi : des piquets de grève y ont bloqué administrations et universités. Depuis vendredi, des dizaines de permanences du Hachd ont été incendiées. La montée de la contestation dans les régions chiites constitue un revers pour l'Iran, qui considère le gouvernement irakien comme un satellite.
Source: Les Echos October 29, 2019 05:15 UTC