Un signe ne trompe pas : ni le ministre de l'Intérieur italien, ni ses homologues français, allemand ou espagnol ne feront le déplacement, ce mardi à Luxembourg. La Bulgarie, qui assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, n'a pourtant pas ménagé sa peine pour tenter de trouver un compromis. Cela demeure inenvisageable pour les pays du groupe de Visegrad, qui campent sur leur refus catégorique de se voir imposer des réfugiés, quelles que soient les circonstances. Quant au gouvernement autrichien, il tient également une ligne très ferme sur ce sujet. Une option consisterait à isoler la question des relocalisations, afin de pouvoir s'entendre sur le reste de la réforme de l'asile en Europe.
Source: Les Echos June 04, 2018 15:45 UTC