Elle glisse et se pose dans le clair-obscur de la scène du Petit Montparnasse. Un peu repliée sur elle-même, la main posée sur la nuque, un collier autour du cou. Françoise Sagan nous parle, se confie, tente de comprendre ce que fut son existence échevelée. Où l’argent dépensé sans compter, le jeu, les bolides, l’addiction aux drogues sculptaient une légende encombrante dont elle se revêtit pour s’en libérer. Caroline Loeb se fond dans le personnage Sagan, en épouse avec un jeu subtil, jamais appuyé, les lubies, la folle liberté, la désinvolture, les doutes, le flirt avec la gloire et ce détachement qui lui permettait d’aborder la vie en apesanteur.
Source: La Croix October 13, 2017 19:52 UTC