De même, le développement de l'économie numérique pose bien des questions en matière d'infrastructures essentielles ou de sécurité, qui légitiment l'intervention publique. Le risque est particulièrement grand, au nom d'objectifs légitimes, que la souveraineté numérique fasse le lit d'un mauvais colbertisme, qui a coûté si cher avec des résultats si médiocres. Ensuite un risque technique : essayer d'aller à marche forcée vers la souveraineté numérique, c'est méconnaître l'ubiquité, de fait, du numérique. Enfourcher le cheval de la souveraineté, c'est ne pas comprendre que le numérique, par nature, est fluide et décentralisé. Enfourcher le cheval de la souveraineté, c'est ne pas comprendre que le numérique, par nature, est fluide et décentralisé, comme l'atteste l'acronyme « www » (world wide web).
Source: Les Echos December 16, 2019 05:48 UTC