Ils ne représentent qu'une étape très préliminaire et ne prouvent pas que Crispr peut guérir du cancer, mais montrent que la technologie est, jusqu'à preuve du contraire, non toxique. Cette technique appartient à la grande catégorie de traitements appelée immunothérapie et qui a prouvé son efficacité depuis la dernière décennie: on aide le système immunitaire à faire le travail qu'il est censé faire contre le cancer. Mais ces résultats démontrent l'intérêt de Crispr, déjà utilisé de façon expérimentale pour d'autres maladies, par exemple pour soigner des personnes atteintes de maladies du sang. Quoiqu'il arrive, les ciseaux Crispr se confirment comme «une technique révolutionnaire», dit le docteur Stadtmauer. De nombreuses autres études seront annoncées en 2020 contre le cancer, selon lui.
Source: La Croix February 06, 2020 18:56 UTC