Un an après la mort de son compatriote Mordillo, c’est au tour de Quino de disparaître, à 88 ans, laissant en héritage des milliers de dessins humoristiques à l’ironie douce. Très vite, les questions piquantes de Mafalda à ses parents sur le monde qui les entoure font mouche. Le regard pertinent et impertinent apporté par Mafalda est une bouffée d’air en Argentine, mais sa portée universelle lui permet de traverser les frontières. En 1973, Quino choisit pourtant, près de dix ans après sa naissance, de mettre un point final à ses aventures, par peur de se répéter. Il se consacre ensuite à l’élaboration d’une œuvre riche et poétique, aux dessins plus minutieux, sans héros récurrent, aussi personnelle qu’universelle.
Source: La Croix September 30, 2020 17:41 UTC