Il fallait un argument : le trio a choisi « La Tempête » de Shakespeare, mais n'a pas cherché à en suivre le parcours. Nous ne suivons donc pas les personnages de Shakespeare sur l'île où a été exilé Prospero, le duc de Milan déchu, avec sa fille Miranda, mais à leur « retour à la civilisation ». La mariée se révèle être Miranda, venue demander des comptes à son père, à son époux, à toute la gent masculine. Propos univoqueExclusivement envisagé comme porte-parole de la revendication féministe vindicative et du conflit entre les sexes, le personnage-titre devient assez vite caricatural. On retient également Marc Mauillon, lumineux et précis, en Pasteur, et le ténor britannique Allan Clayton, en Ferdinand, l'époux de Miranda, merveille de noble musicalité.
Source: Les Echos October 02, 2017 10:52 UTC