Fidelio aura coûté dix années de travail, de doute, d’inspiration et de « remise sur le métier » à Beethoven. Sous la direction d’Antonio Pappano, elle réunit sur la scène du Royal Opera House une distribution vocale « luxueuse ». Captivante LéonoreMais c’est, dans le rôle principal, la jeune soprano norvégienne Lise Davidsen qui s’impose comme l’incontestable triomphatrice de la production. Dotée d’une voix phénoménale qu’elle ne force jamais, d’un souffle infini et d’un timbre aussi inaltérable que le diamant, sa Léonore captive l’écoute. Lise Davidsen distille les plus délicates nuances tout en déployant une stupéfiante plénitude sonore (quels aigus !
Source: La Croix March 28, 2020 12:11 UTC